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	<title>AcademyStage2 Archives - BikingMan</title>
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	<description>BikingMan Ultra Marathon Cycling Races</description>
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		<title>AURA en duo pour la tortue</title>
		<link>https://bikingman.com/fr/aura-en-duo-pour-la-tortue/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[David Styv]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Nov 2022 09:38:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Academy-fr-Stage 2]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui, c&#8217;est un autre retour d&#8217;expérience sur l&#8217;édition 2022 du BikingMan AURA que nous vous relayons, qui vient joliment compléter les vécus de Rémi et Patrick. Cette fois, Damien dit La Tortue, parti en paire avec son fils, Pierre-Louis dit Pilou, nous raconte son aventure en Auvergne-Rhône-Alpes, faisant face notamment à la chaleur et la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Aujourd&rsquo;hui, c&rsquo;est un autre retour d&rsquo;expérience sur l&rsquo;édition 2022 du BikingMan AURA que nous vous relayons, qui vient joliment compléter les vécus de Rémi et Patrick. Cette fois, Damien dit La Tortue, parti en paire avec son fils, Pierre-Louis dit Pilou, nous raconte son aventure en Auvergne-Rhône-Alpes, faisant face notamment à la chaleur et la sécheresse de ce mois d&rsquo;aout, un adversaire de taille qui ne les aura pas ménagé tout au long du parcours, perturbant régulièrement l&rsquo;essentielle quête de l&rsquo;eau.<br />
Mais la bonne humeur et l&rsquo;énergie de Damien n&rsquo;ont semble-t&rsquo;il jamais été entamés et transpirent tout au long de son récit détaillé. Pas même les pourcentages à 2 chiffres affrontés dans l&rsquo;ascension du Grand Colombier et l&rsquo;usure des cales vélo n&rsquo;ont pu freiner ce beau duo participant à leur premier ultra sans assistance et qui aura su aller au bout de leur défit en à peine plus de 90h. Une performance peut-etre plus à leur portée que de ré-organiser le chargement de leur Citroen C3 après la course?</p>
<p>Ne perdez donc pas un instant et plongez-vous dans l&rsquo;aventure de la Tortue pour découvrir quel aura été leur plus gros challenge en AURA, à lire ici: </p>
<p><a href="http://www.kikourou.net/recits/recit-21846-bikingman_aura-2022-par-la_tortue.html" target="_blank" class="Lnk01" rel="noopener">Recit de la Tortue en AURA</a></p>
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		<title>Bikingcrash en AURA</title>
		<link>https://bikingman.com/fr/bikingcrash-en-aura/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[David Styv]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Nov 2022 17:21:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Academy-fr-Stage 2]]></category>
		<category><![CDATA[AcademyStage2]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>C&#8217;est un récit un peu singulier que nous vous partageons puisque, chose heureusement assez rare, c&#8217;est celui d&#8217;une aventure qui s&#8217;est terminée par une chute. Si Rémi nous a partagé sa version du BikingMan AURA 2022 avec la victoire à la clé, Patrick nous raconte donc la sienne, malheureusement conclue par un passage à l&#8217;hôpital [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>C&rsquo;est un récit un peu singulier que nous vous partageons puisque, chose heureusement assez rare, c&rsquo;est celui d&rsquo;une aventure qui s&rsquo;est terminée par une chute. Si Rémi nous a partagé <a href="https://bikingman.com/fr/bikingman-aura-la-confirmation/">sa version du BikingMan AURA 2022</a> avec la victoire à la clé, Patrick nous raconte donc la sienne, malheureusement conclue par un passage à l&rsquo;hôpital successif à sa chute durant l&rsquo;épreuve, alors même qu&rsquo;il livrait bataille devant avec Yoan et Rémi pour la tête de la course.<br />
En dépit de sa grande expérience, Patrick s&rsquo;est fait surprendre par le parcours et nous raconte donc comment il a vécu cette épreuve du coup particuliére pour lui et fait l&rsquo;expérience de l&rsquo;inconnue, à son réveil à l&rsquo;hôpital, avec désormais la convalescence et la récupération.</p>
<p>Merci Patrick pour ce partage qui rappelle que la chute sur un ultra reste malheureusement une possibilité et quelquechose à garder à l&rsquo;esprit comme une fin malheureuse de ce genre d&rsquo;aventure. Bon rétablissement à toi et nous espérons te voir bientôt sur un vélo.</p>
<p>Le récit complet de Patrick est à lire sur son blog: </p>
<p><a class="Lnk01" href="https://www.lecyclonaute.fr/blog/2022/10/04/bikingcrash/" target="_blank" rel="noopener">Le Bikingcrash de Patrick en AURA</a></p>
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		<title>BikingMan AURA: La Confirmation</title>
		<link>https://bikingman.com/fr/bikingman-aura-la-confirmation/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[David Styv]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Nov 2022 14:23:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Academy-fr-Stage 2]]></category>
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		<category><![CDATA[Parole d'expert]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lorsqu&#8217;on est spectateur de la performance d&#8217;un participant, on oublie souvent qu&#8217;il a fallu assembler quantité de rouages pour en arriver là, et encore autant la fois suivante pour reproduire cette performance. Merci à Remi de nous permettre de rentrer dans ces derniers préparatifs et son expérience au cours du BikingMan AURA 2022, épreuve qu&#8217;il [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p>Lorsqu&rsquo;on est spectateur de la performance d&rsquo;un participant, on oublie souvent qu&rsquo;il a fallu assembler quantité de rouages pour en arriver là, et encore autant la fois suivante pour reproduire cette performance. Merci à Remi de nous permettre de rentrer dans ces derniers préparatifs et son expérience au cours du BikingMan AURA 2022, épreuve qu&rsquo;il finira par remporter, sa 2ème victoire sur un BikingMan.</p>
<blockquote><p>
<strong>Dimanche</strong><br />
Je débarque à Beaumont-lès-Valence, base du BikingMan AURA (AUvergne-Rhône-Alpes) pour le check-in et le briefing. Comme tous les concurrents, je suis super bien accueilli par l’équipe BikingMan, Axel et ses Race Angels. Je retrouve Patrick Gilles, le président de mon team Cyclosportissimo, ainsi que Hugues Faivre d’Arcier, avec qui j’ai déjà partagé une RAF et une RAB (Bourgogne). Hugues c’est celui qui fait largement baisser la moyenne d’âge des concurrents. Et comme tout jeune, il est encore dissipé. Par exemple, il monte son vélo et change ses pneus après le briefing, alors que tous les autres ont déjà fait ça depuis au moins une semaine, et ont été revérifier 3 ou 4 fois que ça allait <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.0.3/72x72/1f602.png" alt="😂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />.<br />
Pour ma part, je ne sais pas trop quel résultat je peux faire. Bien sûr, j’ai déjà gagné un BikingMan, je commence à maitriser le sujet. Mais le début de ma saison a été fortement perturbé par un accident et il y a beaucoup de spécialistes annoncés sur la ligne de départ. Les courses d’ultra, c’est clairement 2 catégories de concurrents. Ceux pour qui boucler la distance est un défi personnel, qui sont là pour finir en fonction de leurs possibilités, de leur entrainement, et qui ont déjà prévu de dormir toutes les nuits, avec parfois les hôtels déjà réservés. Et il y les furieux prêts à flirter avec les limites de leur santé pour en découdre. J’en fais partie, je suis déjà passé de l’autre côté de la limite qui mène au DNF. Mes derniers entrainements ne m’ont pas forcément rassuré. Un 200 km dans les Alpes où je suis rentré totalement décalqué, marchant parfois dans les cols. Et des problèmes techniques qui se sont multipliés, cause d’abandon si ça arrive en course (dérailleur Di2 avant HS, écran du compteur Garmin qui se détache, etc.). Bref on verra bien demain.<br />
<br />
<strong>Lundi</strong><br />
Le lendemain 5h, la guirlande clignotante constituée des lampes de 120 coureurs est prête à illuminer la vallée du Rhône. Je me suis endormi tôt, pas de stress, c&rsquo;est déjà ça de gagné. Je pars avec la 2e vague (de 10 coureurs). Je me rends compte après le départ que Patrick est dans ce groupe également. Nous nous détachons rapidement. Drafting interdit oblige, et rythmes différents, on se double, dédouble, redouble… C’est assez désagréable, impossible de réguler sa vitesse. Je me dis que nous allons être naturellement séparés par la (sévère) pente du col de la Mure. Et c’est le cas, mais pas du tout comme je le pensais. A ma grande surprise, Patrick, que je connaissais comme moins bon grimpeur, dopé par sa belle saison, dont une 2e place au BikingMan France, s’envole devant moi, et rejoint rapidement les meilleurs de la 1ère vague en tête de course. Je les aperçois parfois au loin. Ça durera ainsi jusqu’au Cheylard, km 60. Là, on ne rigole plus, je suis sur mes terres d’adoption. Je viens rouler ici depuis très longtemps, c’est MON paradis du vélo. Il est temps de montrer qui c’est le patron ici <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.0.3/72x72/1f601.png" alt="😁" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />. Je fais l’effort pour prendre la tête… pour la perdre presque aussitôt. Un coureur revenu de l’arrière me passe en boulet de canon. J’apprendrai plus tard que c’est Yoan Dercourt, que je ne connaissais pas, et qu’il est parti avec la dernière vague, donc avec environ 10-12 minutes de handicap.<br />
Retour à la case départ, on se retrouve avec Patrick à jouer au jeu du double / dédouble. Plus personne en vue derrière, et on imagine que Yoan est parti pour un festival devant. Alors que l’on prend de la hauteur en direction du Gerbier de Jonc, je suis hypnotisé par les sucs éclairés par le soleil levant. Trop beau <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.0.3/72x72/1f929.png" alt="🤩" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />. On laisse le Gerbier à notre droite, direction les monts du Cantal. On évolue ainsi entre 800 et 1300m d’altitude, jamais plat. Patrick m’étonne de plus en plus, il tire de gros braquets. On retombe sur Yoan. Le début de l’enfer pour moi…  Patrick et Yoan mènent gros train. J’essaye pour ma part de suivre à distance en lissant l’effort. Euh… Ils savent qu’on est partis pour plus de 1000km ?<img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.0.3/72x72/1f914.png" alt="🤔" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Je les perds souvent, surtout dans les innombrables bosses, puis je reviens. On passe des paysages fantastiques dont l’immense lac de Naussac. Arrive enfin le CP1. Mes 2 compères ne m’ont finalement pas lâché. Je fais le plein avec des délicieuses lentilles-saucisses (erreur), bois 450 litres d’eau, et repars, seul. Yoan a fait un repas rapide, et Patrick traite ses réseaux sociaux. Je crois que nous en avions tous marre de subir, et il était temps de rouler à notre rythme. D’entrée, je souffre. La chaleur et la digestion me collent au bitume du Pas de Peyrol.<br />
<br />
<img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://bikingman.com/contenu/uploads/20220808_06273_5928_x_3952.jpg" alt="" width="2000" height="1333" class="alignnone size-full wp-image-35978" srcset="https://bikingman.com/contenu/uploads/20220808_06273_5928_x_3952.jpg 2000w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220808_06273_5928_x_3952-300x200.jpg 300w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220808_06273_5928_x_3952-1024x682.jpg 1024w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220808_06273_5928_x_3952-768x512.jpg 768w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220808_06273_5928_x_3952-1536x1024.jpg 1536w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220808_06273_5928_x_3952-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 2000px) 100vw, 2000px" /><br />
<br />
J’ai des nausées. Ça durera jusqu’au déclin du jour. Patrick revient alors sur moi. Je le laisse filer devant. Je suis donc 3e à cet instant. Le soleil commence à se coucher. Je suis seul au monde sur un plateau, avec en fond d’écran les montagnes du Massif Central sur un fond rouge. C’est magnifique! Merci encore Axel pour les parcours que tu nous trouves (j’avais déjà adoré celui du BikingMan France). Il est temps de rejoindre la civilisation. Grande descente dans le froid (si si, je suis obligé de m’habiller). Arrivée à Issoire où je retombe brièvement sur Patrick. Il s’arrêtera prendre de l’eau ensuite, et je ne le reverrai plus sur ce BikingMan (teaser). Je poursuis la trace, toujours pas de Yoan en vue. Je jette un œil sur le livetracking, et je découvre que je suis en tête. Yoan est en fait derrière. Il s’est arrêté dormir un peu.  Me voilà donc dans ce que je préfère. La nuit, avec ses routes désertes et ses températures supportables. Les kilomètres défilent. Petite surprise avec une pente extrême (je me suis même arrêté car je croyais que j’étais resté sur le grand plateau, que le petit n’avait pas pu passer). Et je retrouve toute l’équipe postée sur cette pente, pour se délecter de leur trouvaille. Plus tard j’apprendrai par l’organisation que Patrick n’est plus en course. Erreur de trajectoire, chute, casse, hôpital, et abandon. Je suis très déçu pour lui. Patience Patrick, tu reviendras plus fort. Régulièrement, je vois la voiture rouge BikingMan. Axel et Cédric viennent prendre des photos et me poser des questions. « T’es comment Rémi ? » Ben un peu fatigué quand même, ça fait 24h que je roule quasi sans m’arrêter…<br />
<br />
<strong>Mardi</strong><br />
Lever du soleil, il est temps de passer à mon moment de bonheur sur un ultra: le petit déjeuner. Malheureusement, ça ne se passe pas très bien. Les boulangeries sont rares dans les Dombes. Juste trouvé un pain au chocolat sec. Pas de chausson aux pommes, pas de café, pas de jus d’orange <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.0.3/72x72/1f62d.png" alt="😭" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />&#8230;  J’ai perdu assez de temps à chercher, et vu l’heure, je décide de mettre le cap sur le CP2. Il faut rester vigilant sur la trace, les changements de direction s’enchainent, et la circulation s’intensifie. Arrivé au CP2, je retrouve toute l’équipe qui me presse une fois de plus de questions et me photographie sous tous les angles. Ravitaillement, et c’est reparti, à l’assaut sur Grand Colombier, un des rares cols que je connais déjà sur ce parcours. Ses pentes extrêmes ne seront donc pas une surprise pour moi. J’ai déjà décidé avant d’y arriver de monter à pieds pour m’économiser. L’approche, par contre, je ne la connaissais pas par ce côté. Ça monte fort, et surtout c’est la canicule <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.0.3/72x72/1f631.png" alt="😱" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />. Pas du tout d’ombre, le Garmin indique 38-39°C. Puis séance randonnée pédestre donc, comme prévue. C’est looooong. Je remonte quand même sur le vélo au niveau de la Selle de Fromentel pour finir en pédalant.<br />
Je bascule dans la descente rapide. Soudain je prends un nid de poule. Limite chute. Ouf, pas de crevaison non plus. Même les 2 bidons sont restés sur le vélo. Un miracle. J’arrive en bas, roule jusqu’à Culoz. Je décide de faire un point sur le livetracking. Et là, c’est le drame. Je m’aperçois que mon téléphone &#8211; en théorie fixé par aimant sur le guidon &#8211; n’est plus là. Le nid de poule… J’envisage un instant d’aller le rechercher, mais ça veut dire revenir en arrière de 25km dont la montée du Grand Colombier, sans garantie de le retrouver. J’oublie.<br />
Toute cette partie est terrible. La chaleur est intense, l’eau introuvable. Les rares fontaines sont à sec. Parmi tant d’exemples, je cherche à rejoindre un cimetière difficilement accessible, barrières et escalier à passer, je cherche le robinet, je me réjouis de l’avoir trouvé, pour finalement voir une feuille expliquant que sècheresse = robinet fermé. ET LES CYCLISTES ??? Après Chambéry, j’attaque la trilogie de la Charteuse, Granier-Cucheron-Porte.<br />
<br />
<img decoding="async" src="https://bikingman.com/contenu/uploads/20220809_06461_7008_x_4672.jpg" alt="" width="2000" height="1333" class="alignnone size-full wp-image-35977" srcset="https://bikingman.com/contenu/uploads/20220809_06461_7008_x_4672.jpg 2000w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220809_06461_7008_x_4672-300x200.jpg 300w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220809_06461_7008_x_4672-1024x682.jpg 1024w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220809_06461_7008_x_4672-768x512.jpg 768w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220809_06461_7008_x_4672-1536x1024.jpg 1536w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220809_06461_7008_x_4672-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 2000px) 100vw, 2000px" /><br />
<br />
Le col du Granier est en plein soleil, c’est l’enfer. Heureusement la fin de journée approche. Les températures commencent à redescendre. On retrouve enfin l’ambiance montagne. Ça enchaine avec le Cucheron, puis le col de Porte où un cycliste m’accompagne. Je n’arrive pas à le suivre, pourtant il ne semble pas forcer, a un certain âge et est en baskets !  Euh… tu ne serais pas cramé Rémi ? <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.0.3/72x72/1f914.png" alt="🤔" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><br />
Le soleil commence à se coucher, j’essaye de ne pas m’arrêter, le but est de faire la grande descente sur Grenoble avec le peu de luminosité qui reste. Passage de l’agglomération, piste cyclable interminable avec plein de béton remonté par les racines, branches, cailloux. Je reste vigilant, pas envie de crever. Il fait maintenant totalement nuit. La dernière de mon périple.<br />
<br />
<strong>Mercredi</strong><br />
Je sais qu’il reste 2 gros cols dans le Vercors, mais je ne me suis pas du tout préoccupé du détail. Quand le Garmin m’affiche le profil au pied du premier, le Pas de Pré Coquet, je prends peur. 21 km, plus de 1200 m de dénivelé. Je gère, ça passe. Aucune voiture, pas de Race Angel. Seuls quelques marcassins et blaireaux partagent ma route. Redescente sur Saint-Jean en Royans, que j’ai déjà traversé lors de 2 RAF malheureuses. J’y retrouve mon ange-gardien Sergio, le Race Angel à moto, qui m’a déjà accompagné sur le final à suspens du BM France. Il finira avec moi.<br />
Sauf grosse défaillance, la victoire est probable. Yoan, 2e, est toujours à ma poursuite, entre 15 et 30 km suivant les pointages. Je ne peux néanmoins pas me relâcher, pas faire de grosse pause. Heureusement je n’ai toujours pas sommeil. Sur 48h je sais que l’adrénaline me maintient éveillé. Je n’aurai même pas d’hallucination sur cette course. Je poursuis donc le rythme. Totalement différent de celui de l’Ardèche d’ailleurs. Je suis bien loin des watts envoyés lundi lors de la bataille à 3. Mais visiblement mes poursuivants également. Après Saint-Jean, j’attaque donc le bouquet final, l’enchainement col de la Machine et col de la Bataille. Je panique un peu. Incapable de tourner les jambes, assis sur la selle, je dois monter à l’arrache en danseuse, ça n’avance pas. Je me vois perdre la course. Je me pose au bout de 3-4 km, et me rends compte que je suis resté sur le grand plateau. Manque de lucidité! Je repars. Soulagement, je sais encore pédaler. Ce dernier col est néanmoins interminable, 34 km au total. Quand tu attends la délivrance d’une ligne d’arrivée, c’est long! Un dernier effort sur le petit col de la Limouche, et plongée sur la vallée du Rhône. Ce coup-ci, sauf accident, c’est gagné. Axel, son équipe et une surprise m’attendent sur la ligne d’arrivée. Je l’ai fait!<br />
 <br />
<strong>Samedi</strong><br />
Et bien, ça ne va pas trop mal. Niveau sommeil, j’ai récupéré. Pas de traumatisme lié à la distance, style fesses en feu ou perte des sensations au niveau des pieds. Avec l’expérience, et les podcasts, j’ai affiné ce qui n’allait pas, et j’utilise ce qui me convient le mieux. 80 km ce matin, bonnes sensations.<br />
Le seul gros problème à gérer après cet ultra finalement, c’est le téléphone perdu.<br />
<br />
Il me reste à remercier Axel pour l’ensemble de son œuvre, et les Race Angels pour leur gentillesse tout au long de la course. Un vrai coup de cœur <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.0.3/72x72/1f60d.png" alt="😍" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />.<br />
Enfin Cédric, je ne sais toujours pas pourquoi je fais ça <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/15.0.3/72x72/1f61c.png" alt="😜" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />. Mais je risque de le refaire bientôt…</p></blockquote>
<p>Vous pouvez retrouver le classement complet de l&rsquo;épreuve ici: </p>
<p style="text-align: center;"><a class="Lnk01" href="https://bikingman.com/race_edition/aura-2022/"><strong>Classement AURA #2 2022</strong></a></p>
<p>Cet article <a href="https://bikingman.com/fr/bikingman-aura-la-confirmation/">BikingMan AURA: La Confirmation</a> est apparu en premier sur <a href="https://bikingman.com/fr">BikingMan</a>.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>Les multiples experiences corses du FastClub</title>
		<link>https://bikingman.com/fr/les-multiples-experiences-corses-du-fastclub/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[David Styv]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 07 Nov 2022 12:23:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Academy-fr-Stage 2]]></category>
		<category><![CDATA[AcademyStage2]]></category>
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		<category><![CDATA[Inspiration]]></category>
		<category><![CDATA[Parole d'expert]]></category>
		<category><![CDATA[Récits]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://bikingman.com/?p=35952</guid>

					<description><![CDATA[<p>Un BikingMan, comme toute course d&#8217;ultra, peut s&#8217;approcher de nombreuses manières, chacun venant y chercher quelquechose de différent. Entre les compétiteurs purs et les cyclistes avides de grands espaces, il n&#8217;existe pas qu&#8217;une seule bonne manière de vivre son BikingMan. C&#8217;est le constat que fait Max, capitaine trublion du FastClub, qui a rassemblé ses troupes [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[<p>Un BikingMan, comme toute course d&rsquo;ultra, peut s&rsquo;approcher de nombreuses manières, chacun venant y chercher quelquechose de différent. Entre les compétiteurs purs et les cyclistes avides de grands espaces, il n&rsquo;existe pas qu&rsquo;une seule bonne manière de vivre son BikingMan.</p>
<p>C&rsquo;est le constat que fait Max, capitaine trublion du FastClub, qui a rassemblé ses troupes en masse (11 membres venus d&rsquo;horizons variés) pour se retrouver et partager un moment sur l&rsquo;étape corse 2022. Récits de leurs diverses fortunes sur l&rsquo;ile de beauté.</p>
<blockquote><p>S’inscrire sur un BikingMan n’est jamais anodin, au début on est tout excité, puis on s’entraine, puis on a hâte, on se sent prêt et ensuite vient le stress de devoir faire la course ! </p>
<p>Pour contourner ce stress et se motiver jusqu’à, et pendant, l’épreuve, nous nous sommes tous inscrits à la même course. En effet Fastclub est un club de solitaire qui n’a pas de point de chute local donc pour nous c’était l’occasion de pouvoir profiter et rouler ensemble !</p>
<p>Nous nous sommes retrouvés sur le check-in du BikingMan Corsica à pas moins de 11 ! Soit plus d’une vague complète au départ ! Il est vrai que de s’inscrire à une course d’ultra, gérer la logistique et faire la course seul peut être effrayant et stressant. Pour le coup, nous n’étions pas les plus stressés des inscrits. Avec nos expériences complémentaires, chacun avait pu trouver des conseils avant la course. Nos deux membres corses (Jean-Marc et Pierrot) nous avaient aussi donné quelques conseils au niveau du parcours. </p>
<p>On était donc prêt à en découdre, pas tous de la même façon, mais tous dans la bonne humeur ! Niveau rigolade, ça déconnait pas mal dans le paddock ! Arrivés au départ, les sourires étaient toujours là mais l’appréhension de faire les 1000 km se faisait sentir discrètement… </p>
<p>Voici les cyclistes derrière le club et leur BikingMan Corsica ! </p>
<p>&#8211;	Maxime Prieur (Captain Max) : déjà Finisher du BikingMan Euskadi en 2021 et président du club (et votre journaliste aujourd’hui !). Pour moi, l’objectif de ce BikingMan était de le faire à fond, la course avant tout. Pour réaliser cet objectif, je suis parti très léger sur le vélo en laissant de côté le confort et les solutions de secours pendant la course ! Le bilan est très positif avec une belle quatrième place et un temps de 48h41 pour faire les 960 km de course. Youpi !</p>
<div id="attachment_35959" style="width: 2010px" class="wp-caption alignnone"><img decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-35959" src="https://bikingman.com/contenu/uploads/20220608_02328_7008_x_4672.jpg" alt="" width="2000" height="1333" class="size-full wp-image-35959" srcset="https://bikingman.com/contenu/uploads/20220608_02328_7008_x_4672.jpg 2000w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220608_02328_7008_x_4672-300x200.jpg 300w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220608_02328_7008_x_4672-1024x682.jpg 1024w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220608_02328_7008_x_4672-768x512.jpg 768w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220608_02328_7008_x_4672-1536x1024.jpg 1536w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220608_02328_7008_x_4672-600x400.jpg 600w" sizes="(max-width: 2000px) 100vw, 2000px" /><p id="caption-attachment-35959" class="wp-caption-text">Fabien accueilli comme il se doit par le captain Max</p></div>
<p>&#8211;	Fabien Morel : Pour Fabien, c’était une grande première. Cycliste amateur et adepte de longues sorties (plusieurs fois des 400 et 500 km en solo) ainsi qu’avec une longue expérience de vacances familiales à vélo lorsqu’il était enfant, Fabien au départ annonçait haut et fort vouloir rouler uniquement de jour pour profiter des paysages et a fini par faire une première journée en gestion sur un rythme correct et enchainer sur une belle fin de course qui lui permet d’accrocher une belle place dans le top 10. Son anecdote : juste avant Calvi, le concombre qu’il avait sur sa sacoche tomba…</p>
<div id="attachment_35955" style="width: 2010px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-35955" src="https://bikingman.com/contenu/uploads/20220608_02519_5371_x_3581.jpg" alt="" width="2000" height="1333" class="size-full wp-image-35955" srcset="https://bikingman.com/contenu/uploads/20220608_02519_5371_x_3581.jpg 2000w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220608_02519_5371_x_3581-300x200.jpg 300w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220608_02519_5371_x_3581-1024x682.jpg 1024w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220608_02519_5371_x_3581-768x512.jpg 768w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220608_02519_5371_x_3581-1536x1024.jpg 1536w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220608_02519_5371_x_3581-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 2000px) 100vw, 2000px" /><p id="caption-attachment-35955" class="wp-caption-text">Mathieu, la force tranquille à l&rsquo;arrivée du BMC 2022</p></div>
<p>&#8211;	Mathieu Andrieu : Si on vous dit « la force tranquille », vous pouvez maintenant penser directement à lui ! Départ, arrivé, régularité, lui qui fait du vélo, de la nage, de la course à pied a parcouru la course sans le moindre problème ! Il finit avec une belle place dans le top 20 et rend ainsi ses deux enfants très fiers de leur papa ! En passant l’arrivée, la première chose qu’il dit « Fabien, j’ai retrouvé ton concombre ». </p>
<div id="attachment_35956" style="width: 2010px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-35956" src="https://bikingman.com/contenu/uploads/20220606_01958_6138_x_4092.jpg" alt="" width="2000" height="1333" class="size-full wp-image-35956" srcset="https://bikingman.com/contenu/uploads/20220606_01958_6138_x_4092.jpg 2000w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220606_01958_6138_x_4092-300x200.jpg 300w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220606_01958_6138_x_4092-1024x682.jpg 1024w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220606_01958_6138_x_4092-768x512.jpg 768w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220606_01958_6138_x_4092-1536x1024.jpg 1536w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220606_01958_6138_x_4092-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 2000px) 100vw, 2000px" /><p id="caption-attachment-35956" class="wp-caption-text">George, le bananier, probablement en quête de fruits</p></div>
<p>&#8211;	George Camprubi, dit Le Bananier : Alors là, gros chapitre ! Le Bananier ne se nourrit que de fruit, donc au départ, il était plutôt chargé. Excité comme une puce mais coutumier de l’effort (il avait déjà fini le BikingMan Euskadi 2021), George nous a gratifié d’une très belle première journée dans les 20 premiers du classement. Durant la deuxième journée, il s’est pris un bon coup de chaud. Reparti comme en 40, il a laissé passer quelques concurrents avec une double crevaison et en étant à cours de Banane ! Il finit avec une belle place dans le Top 30 ! </p>
<div id="attachment_35958" style="width: 2010px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-35958" src="https://bikingman.com/contenu/uploads/20220609_02924_5754_x_3836.jpg" alt="" width="2000" height="1333" class="size-full wp-image-35958" srcset="https://bikingman.com/contenu/uploads/20220609_02924_5754_x_3836.jpg 2000w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220609_02924_5754_x_3836-300x200.jpg 300w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220609_02924_5754_x_3836-1024x682.jpg 1024w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220609_02924_5754_x_3836-768x512.jpg 768w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220609_02924_5754_x_3836-1536x1024.jpg 1536w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220609_02924_5754_x_3836-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 2000px) 100vw, 2000px" /><p id="caption-attachment-35958" class="wp-caption-text">Thomas tout sourire à l&rsquo;arrivée après un duel remporté face à un bourdon sournois</p></div>
<p>&#8211;	Thomas Delaplace dit Thomas of the place : Alors là, on a trouvé un sacré client ! Thomas est un cycliste très régulier, on l’a même vu cette année sur des courses FFC, et l’an dernier sur un autre BikingMan aussi. Mais avec toute son expérience et sa gestion, on retiendra une seule chose : Il a failli abandonner après être entré en collision avec un bourdon qui l’a heurté à l’aine…(hahahahaha). Il finit en pleine forme avec une course toute en régularité. </p>
<div id="attachment_35960" style="width: 2010px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-35960" src="https://bikingman.com/contenu/uploads/20220607_2105_5326_x_3544.jpg" alt="" width="2000" height="1331" class="size-full wp-image-35960" srcset="https://bikingman.com/contenu/uploads/20220607_2105_5326_x_3544.jpg 2000w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220607_2105_5326_x_3544-300x200.jpg 300w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220607_2105_5326_x_3544-1024x681.jpg 1024w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220607_2105_5326_x_3544-768x511.jpg 768w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220607_2105_5326_x_3544-1536x1022.jpg 1536w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220607_2105_5326_x_3544-600x399.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 2000px) 100vw, 2000px" /><p id="caption-attachment-35960" class="wp-caption-text">Caroline et Thierry au départ du CP1 &#8211; direction la façade Ouest de l&rsquo;île.</p></div>
<p>&#8211;	Thierry et Caroline : Notre couple de la région d’Avignon, deux passionnés d’effort, avec de nombreuses années de Triathlon derrière eux. Pour eux, c’était presque une revanche. L’an dernier, ils avaient fini le BikingMan France après une nuit à l’hôpital pour Caro qui avait mangé une tarte pas fraiche en pleine course… Nos deux ex-triathlètes ont géré leur course de bout en bout, mais un BikingMan n’est pas anodin ! Ils sont arrivés à l’heure du repas comme si l’appel de l’assiette les avait pressé ! Les visages tirés, ils ont plus que réussi leur épreuve !</p>
<p>&#8211;	La DREAMTEAM : Jean Marc / Pierrot / Richard : Si vous voulez de la bonne ambiance et de l’entraide, c’est avec eux qu’il fallait rouler. Comme quoi une course en solitaire peut devenir une course en équipe. Une équipe n’est pas forcément là pour aller plus vite en prenant des relais comme au tour de France, le but des copains : rouler ensemble pour aider chacun dans les moments de faiblesse. Pierrot a dû faire beaucoup de micro-siestes, Jean-Marc à dû pousser son vélo, Richard a dû les supporter. Des histoires pendant la course, ils en ont des milliers (tout seul, on en génère beaucoup moins !! D’un côté, je suis jaloux de leur convivialité pendant la course). On va leur demander de faire un podcast pour tout raconter ! Une anecdote sur leur course : Richard va régler la note dans un restaurant. On lui répond que la carte n’est acceptée qu’à partir de 50 euros. Pierrot se lève alors et hausse la voix avec son accent (corse) ! D’un coup, le plafond de paiement est largement redescendu (le charme corse…).</p>
<div id="attachment_35954" style="width: 2010px" class="wp-caption alignnone"><img loading="lazy" decoding="async" aria-describedby="caption-attachment-35954" src="https://bikingman.com/contenu/uploads/20220606_01877_7008_x_4672.jpg" alt="" width="2000" height="1333" class="size-full wp-image-35954" srcset="https://bikingman.com/contenu/uploads/20220606_01877_7008_x_4672.jpg 2000w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220606_01877_7008_x_4672-300x200.jpg 300w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220606_01877_7008_x_4672-1024x682.jpg 1024w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220606_01877_7008_x_4672-768x512.jpg 768w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220606_01877_7008_x_4672-1536x1024.jpg 1536w, https://bikingman.com/contenu/uploads/20220606_01877_7008_x_4672-600x400.jpg 600w" sizes="auto, (max-width: 2000px) 100vw, 2000px" /><p id="caption-attachment-35954" class="wp-caption-text">Clément, poissard du FastClub sur le BMC2022</p></div>
<p>&#8211;	Clément Bancons dit Repsol (surnom provisoire pour ses arrêts réguliers en stations-services) :  Alors là, ça s’appelle la guigne ! Cycliste très régulier et très entrainé, il venait sur son premier Ultra largement préparé. Il a été trahi par son matériel. Le premier jour dans une descente, à la sortie d’un virage, il roule sur une pierre à haute vitesse et déchire sa chambre à air (abimant le pneu au passage). Il répare et continue sa journée avec Fabien (au passage, ils ont beaucoup rigolé en roulant côte-à-côte). Après une courte nuit au Cp1, il repart, et 1km après le CP, il roule dans une réparation de chaussé (moi aussi mais j’avais des pneus plus solides) et crève une deuxième fois. Il laisse donc partir Fabien à ce moment-là. Il repart sans problème mais sans chambre à air de rechange ! Puis Il perd sa carte bleue et son argent en attrapant une barre dans sa poche arrière (le lendemain, c’est Thierry et Caroline qui la retrouveront hahaha). Il remonte ensuite sur Fabien et là, c’est le drame, la vis de serrage de son dérailleur se fait la malle. Il est 5h du matin, il abandonne pour problème mécanique… L’histoire à retenir est que finalement, en faisant du stop, il est allé jusqu’à un magasin de vélo qui lui a réparé son vélo. Il aurait pu reprendre la course quelques heures plus tard. Une belle leçon apprise pour tout le club ! </p>
<p>Vous l’aurez compris, à nous 11, nous avons tous suivi le même parcours, nous étions au même départ et à la même arrivée mais un BikingMan s’aborde d’énormément de façons différentes avec énormément de plaisir à chaque fois !</p></blockquote>
<p>Vous pouvez retrouver le classement complet de l&rsquo;épreuve ici: </p>
<p style="text-align: center;"><a class="Lnk01" href="https://bikingman.com/race_edition/corsica-2022/"><strong>Classement Corsica #5 2022</strong></a></p>
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		<title>Inside BikingMan Brazil avec Axel</title>
		<link>https://bikingman.com/fr/inside-bikingman-brazil-avec-axel/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[David Styv]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 08 Feb 2022 11:53:18 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Academy-fr-Stage 2]]></category>
		<category><![CDATA[AcademyStage2]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="pulse-848" class="wpb_row vc_row pulse_row vc_row-fluid" ><div class="extra_pad prk_inner_block columns small-centered clearfix"><div class="pls_outer_row"><div class="row">
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			<p>Suivez Axel et vivez son expérience du BikingMan Brésil de l&rsquo;intérieur, du checkin et son contrôle des vélos, jusqu&rsquo;à la ligne d&rsquo;arrivée et la joie d&rsquo;avoir terminé l&rsquo;un des BikingMan les plus épiques.<br />
Découvrez ses choix pour son vélo et sa configuration et sautez sur le vélo pour le frisson du départ en route pour 1 000kms de vélo à travers la forêt Atlantique du Brésil et une nature folle.<br />
Axel partage ses sentiments et ses impressions au fur et à mesure qu&rsquo;il progresse sur les terrains difficiles du parcours et affronte les sections « gravel » difficiles et le temps humide qui s&rsquo;est joint à la fête dans les premières étapes de la course.</p>
<p>Un excellent moyen d&rsquo;avoir une vision globale de la course et d&rsquo;apprendre de l&rsquo;expérience d&rsquo;Axel pour vous aider à gérer vous-même vos sorties longue distance.</p>

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		<title>Le début de ma nouvelle vie &#8211; Thomas Delaplace</title>
		<link>https://bikingman.com/fr/le-debut-de-ma-nouvelle-vie-thomas-delaplace/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[David Styv]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Oct 2021 13:04:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Academy-fr-Stage 2]]></category>
		<category><![CDATA[AcademyStage2]]></category>
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			<p><strong>Thomas Delaplace </strong>participait il y a quelques semaines à son premier BikingMan. Et pour une première, son choix s&rsquo;était porté sur un morceau de choix:  les Pyrénées, le Pays Basque et une épreuve Euskadi simplement épique, qui a fait pas mal de victimes parmi les participants avec un taux d&rsquo;abandon record. Thomas, lui, est allé au bout, poussé par une volonté de prouver quelque chose, animé par une rage profonde de surpasser ce défi. Voici le récit de son aventure, son Euskadi, qui va bien au-delà des quelques jours passés sur le vélo</em><em>:</strong></p>

		</div> 
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		</div> 
	</div> 
</div></div></div></div><div class="clearfix"></div><br />
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			<p>Lundi 6 septembre 2021, 5h du matin. Je prends le départ de ce que je croyais être le point final de ma transformation entreprise il y a déjà deux ans. Mais en réalité, c’est le début de ma nouvelle vie…</p>
<p>Nous sommes en septembre 2019, soit 2 ans avant le BikingMan Euskadi, et je viens de fêter mes 39 ans. Du haut de mon mètre 78 et large de mes 120 kilos, plus rien ne va. Des années de regards en coin, de remarques sur mon apparence, victime de ce qu’on appelle du «racisme ordinaire», ont eu raison de ma jovialité et du peu de confiance que j’avais en moi. Une femme qui m’aime et une situation professionnelle pas trop mauvaise auraient pu faire de moi un homme satisfait et heureux si seulement la petite graine posée dans le coin de mon cerveau par certaines personnes n’avait pas détruit l’estime que j’avais de moi.<br />C’est décidé ! Je vais prouver aux autres ce que je vaux réellement et qui je suis réellement. Je m’oriente vers des spécialistes, nutritionnistes, diététiciens qui m’accompagnent et me rééduquent dans mon alimentation.<br />Dur dur de trouver le bon protocole quand on est juste un bon mangeur: je ne grignote pas, je ne suis pas un mangeur compulsif, juste un mec qui a un putain de bon coup de fourchette ! Manger peu, manger lentement, boire beaucoup… mon organisme est soumis à rude épreuve.<br />Maintenant il faut faire du sport… Je suis inscrit à une salle de sport depuis quelques temps déjà, mais là, il faut que je m’y mette sérieusement. 6 mois plus tard et quelques dizaines de kilos en moins, patatras, le covid et le confinement. Coup d’arrêt ? Non ! Mon collègue de travail, Guillaume, CrossFiteur émérite, se connecte en visio tous les soirs pour faire un WOD de CrossFit ensemble.<br />Je me sens bien, je m’affute et j’arrive même à faire mes premières tractions !!!<br />Fin du confinement, on peut refaire du sport en extérieur. Je m’oriente naturellement vers la course à pied mais des années de surpoids ont eu raison de mes genoux et m’obligent à ralentir la course à pied. J’ai un vieux vélo de course dans mon garage que j’ai depuis 1996 et qui me servait à me déplacer en ville. Pour les connaisseurs, un bon cadre en acier Columbus équipé en Shimano 600, l’ancêtre de l’Ultegra. C’est parti: 20, 50, 80 puis 100 kilomètres sur une sortie en juillet 2020. La satisfaction d’y être arrivé me motive à continuer.<br />Fin août, ce fameux Guillaume me dit qu’il a envie de s’essayer au triathlon et qu’il va grimper le Ventoux début septembre avec des potes. Il a le chic pour me motiver et me challenger celui-là.<br />Du coup, je m’inscris au triathlon de Toulouse version XS pour me tester (finalement le covid aura eu raison de l’épreuve). Et début septembre, je me lance dans l’ascension du Tourmalet. Je n’en parle pas, ne le dis à personne car j’ai peur de ne pas y arriver, de poser le pied au sol et finir par faire demi-tour.<br />Samedi 12 septembre donc, je prend mon vélo et embarque toute ma haine dans l’ascension du Tourmalet. Arrivé en haut, je fond en larme, une décharge émotionnelle qui me fait perdre tous mes moyens. Si j’ai réussi à gravir ce géant des Pyrénées alors je peux aller plus loin !<br />A mon retour, je cherche un nouveau défi et m’inscris au triathlon de l’Alpe d’Huez version M. Ce sera mon objectif 2021 ! Mais cela sera sans compter la découverte du BikingMan !</p>
<p>Début octobre, au détour d’une réunion avec des collègues, je découvre qu’un de mes collègues du Nord fait du vélo. On parle, on échange sur notre affection commune pour ce sport et nous en restons là. Quelques semaines plus tard, Romain, mon collègue du Nord m’envoie un mail avec une vidéo YouTube du BikingMan avec en titre : «les mecs sont des grands malades !!!». Je regarde la vidéo puis le flow YouTube m’en propose d’autres et naturellement je les regarde.<br />Mon esprit me dit que les mecs sont des machines, je n’ose même pas imaginer le faire un jour, même si je sais que j’aimerais pouvoir accomplir un tel exploit.</p>
<p>Puis le téléphone sonne :<br />&#8211;       Allô ?<br />&#8211;       Salut Thomas, c’est Romain, alors t’en penses quoi ?<br />&#8211;       De quoi ?<br />&#8211;       Ben du BikingMan !<br />&#8211;       Euh…. C’est des malades les mecs !<br />&#8211;       Ça ne te plairait pas ?<br />&#8211;       Si, mais je n’ai pas le niveau…<br />&#8211;       Franchement vu ce que tu as accompli depuis 1 an déjà, je vois que tu as un mental de fer et moi j’aimerais le faire, mais pas en solo. Et le faire avec quelqu’un qui a un gros mental comme toi, je pense que si on se projette pour dans un an, ça va le faire.<br />&#8211;       Ok, merci. Laisse-moi y réfléchir</p>
<p>Il m’a fallu une semaine pour me décider et choisir quel BikingMan faire. Ce sera l’EUSKADI !<br />Et nous voilà partis pour 1 an de préparation : acheter un nouveau vélo, acheter le matériel de bikepacking et rouler…. Beaucoup rouler. Romain habitant Lille et moi maintenant sur Toulouse, nous trouvons un moment « enchanté » pour aller rouler ensemble 1 semaine en mars 2021 à Gran Canaria. Enchainer les journées, prendre de l’élévation et surtout rouler ensemble. Ça se passe bien, on roule bien ensemble et on s’entend bien.<br />Les mois se suivent et se ressemblent, je roule et bouffe des heures de selles. Bizarrement, à chaque fois que je me fais une sortie qui me sort de mon coin (la Pyrénéenne, l’ascension de l’Alpe d’Huez, le Ventoux…) le doute m’envahit. J’ai toujours la peur de ne pas y arriver, que c’est trop gros pour moi. Putain d’estime de moi ! Et pourtant ça passe. Pas au rythme d’un Van Aert, ou d’un Boursette (je commence à connaitre les références du BikingMan), mais ça passe.<br />L’échéance approche, on commence à parler stratégie. Combien d’étapes, comment on « découpe » l’épreuve. On commence à s’y croire… et là, 15 jours avant, Romain m’appelle pour me dire qu’il est forfait, gros problème au genou, et depuis quelques jours à chaque fois qu’il prend le vélo, au bout de 20 bornes, de violentes douleurs l’assaillent. Que faire ? J’abandonne ? Je me lance en solo ? Cela fait un an que je me prépare, 1 an de sacrifices, je ne peux pas laisser tomber comme ça. Je passe un mail à Axel Carion qui me switche sans aucun souci en solo.<br />Cependant, tout est remis en question. Seul, ce n’est pas la même qu’en duo. Qui va me motiver dans le dur, avec qui je vais discuter, avec qui je vais sortir des conneries ? Je revois donc ma stratégie de course et prépare mes playlists.</p>
<p>Samedi 4 septembre. Je me réveille, je pense à ce qui m’attend. Le stresse monte, la boule se place petit à petit dans mon ventre. 13h : c’est l’heure d’y aller, je charge mon vélo dans le coffre de l’auto, j’embrasse ma femme, caresse son ventre rond sous lequel un chantier est en cours de finition. C’est pour dans un mois ! Heureusement qu’on a fait le choix de l’Euskadi et pas du Portugal ! Arrivé au camping Eden Village Bela Basque, je trouve sans mal le point d’accueil des concurrents. L’accueil est chaleureux, j’apprendrai plus tard que tout ce petit monde qui t’accueille avec gentillesse, calme et bienveillance s’appelle les Race Angels (ils portent bien leurs noms ceux-là !). Récupération du dossard, check du vélo et des équipements obligatoires puis pesée du vélo: 13kg sans la nourriture et l’eau ; c’est pas mal ! Coup de pression supplémentaire : je croise tous ceux que je côtoie depuis des mois à travers YouTube ou Instagram comme Axel Carion, Laurent Boursette, Julien Marty, le FastClub… C’est assez comique car on a l’impression de les connaitre… mais pourquoi eux ne me reconnaissent pas?! Bref, j’ai l’impression que l’événement est trop gros pour moi.<br />Je doute, même si je me dis depuis que j’ai payé mon inscription que l’abandon n’est pas une option.<br />Je retourne à mon hôtel pour une petite soirée en solo en attendant le briefing du dimanche. Un bon burger et une bonne bière au bord de l’océan et demain matin j’irai me baigner.</p>
<p>Dimanche 5 septembre 14h, l’heure du briefing… Tout le monde est là. Les visages connus du BikingMan, les inconnus du BikingMan, ma boule au ventre et Muriel et Stéphane, deux participants qui vivent dans mon coin et que j’ai découvert sur Instagram. Nous avions beaucoup échangé ensemble durant cette année et nous avions même eu l’occasion de nous rencontrer pour l’apéro à la maison mi-août. Ça fait du bien d’être avec eux. Après le briefing, on reste, on discute, on partage et je n’ai pas vraiment envie de rentrer seul à mon hôtel, mais bon il faut se faire une raison. Arrivé à l’hôtel, je fais une visio avec mon épouse qui avait pris le temps de me glisser un cadeau dans mon sac car aujourd’hui, j’ai 41 ans !</p>
<p>Lundi 6 septembre, 5h du matin. Après avoir entendu les chants basques, je me place dans le 2ème sas. C’est parti! Les premiers kilomètres déroulent sans difficulté, il fait bon, je sens encore bon, il y a du monde, le jour se lève et les premières difficultés aussi. L’objectif du jour est d’arriver jusqu’à Argelès Gazost soit 315km et 5400m de D+. Col de Légarré, col d’Osquich, col de Bugalaran, quelques murs à passer puis en dessert pour la journée&#8230; Spandelles. Quand je pense à ce qu’Axel avait dit : «Avant le CP1 c’est l’apéro! Les choses sérieuses commencent au CP1». Heureusement, cette journée fut agrémentée par des messages de ma famille, d’amis, de prise de nouvelle de Muriel et Stéphane (les Wormes pour les intimes) et de coups de fil avec ma chérie. Je finis la journée à la force de la rage et l’envie de manger à ce fabuleux distributeur de pizza repéré en amont sur Argeles Gazost.</p>
<p>Mardi 7 septembre, 6h. Je sais que cette journée sera compliquée. Parti d’après mon plan pour rouler 200km et dormir à Escot: je m’étais imaginé partir d’Argeles Gazost, dérouler jusqu’au col d’Aspin, enchainer sur le<br />Tourmalet et survoler jusqu’à mon objectif du jour. Mais contrairement à Hannibal Smith, mon plan ne s’est pas déroulé sans accroc. Avant d’attaquer Aspin, il y a quelques petites difficultés à passer, on sert les dents et on avance! Aspin check! Tourmalet Check&#8230;Point!<br />Merci aux Races Angels qui ont le bon mot, le bon sourire, celui qui te donne envie de reprendre et de vite les revoir au CP2. Je renfourche mon vélo pour terminer mon ascension du Tourmalet et, arrivé au sommet, coup de fil d’un<br />ami :<br />&#8211;       Allô Thomas ? C’est Damien, ça va?<br />&#8211;       Oui ça va, dans le dur mais ça va!<br />&#8211;       T’es où?<br />&#8211;       En haut du Tourmalet!<br />&#8211;       Ah bon? Moi je suis à Luz-Saint-Sauveur, descend vite qu’on boive un coup!<br />Mon pote est de Bordeaux et commercial dans la lunetterie. Sans me le dire, il avait organisé sa tournée en fonction car il voulait voir « l’extra-terrestre » selon ses dires. Bref je l’ai retrouvé sur Luz-Saint-Sauveur et on a bu un verre dans un bar… Petit moment de bonheur et de boost. Je reprend la route et m’arrête pour manger et dormir au pied du Soulor, soit 50 kilomètres avant mon plan initial. Finalement se fut une bonne chose, cela m’a permis de couper «tôt» et de dormir «tôt» car demain il va falloir rattraper le retard pris: objectif CP2.</p>
<p>Mercredi 8 septembre, 4h du matin. Jambes lourdes, cul douloureux, je me remets en route avec le Soulor en guise de petit déjeuner. Je sais que la journée va être longue, 225km et 6 500m d’élévation. Soulor, Aubisque, Marie Blanque, Ichère, Labays sont au programme du matin. C’est magnifique mais éprouvant. Je ne compte plus le nombre de fois où je touche la manette de droite au cas où par magie 2 dents seraient apparues! Après ma pause repas sur Arette, je teste mon premier powernap sous le soleil au pied d’un arbre. 20min me fera du bien… bon 45 min. Je me réveille et repars!<br />La Pierre St Martin, Issarbe, Hourcère, Soudet, ça n’arrête pas. Hier, j’avais Damien pour mon coup de boost, aujourd’hui, arrivé à la frontière Espagnole, c’est mon frère ! Je reçois une vidéo sur WhatsApp. Petit montage vidéo de famille tourné de façon humoristique pour m’encourager et me dire qu’ils sont fiers de moi. Originaire du nord et flamand de surcroit, on n’exprime pas beaucoup ses sentiments mais là, le message était clair. Autant dire que la descente sur Isaba fut délicate car avec les yeux mouillés, c’est compliqué. Arrivé sur Isaba, je m’arrête pour manger un bout et regarde ce qu’il me reste pour atteindre le CP2. Chaud mais jouable… L’ascension de Larrau me semble interminable surtout que coté espagnol, on n’a pas les indications des kilomètres restants et des pourcentages. La descente est périlleuse : nuit, brouillard, pluie, froid, orage au loin, chèvres et vaches en plein milieu de la route mettent du piment et finissent par me tétaniser les mains. Allez la dernière et on est au CP2: Bagargui !<br />Puxxxx Bagargui ! Rien que d’y repenser, j’en ai encore des frissons. Je pense que ce fut la pire des ascensions de mon BikingMan. Pourquoi pédaler quand tu te rends compte que tu irais plus vite à pied?<br />Heureusement qu’il y avait le CP2 au bout comme objectif du jour, enfin de la nuit puisque j’y arrive enfin à 2h du matin ! 22h sur la selle. Comment j’arrive encore à tenir debout?</p>
<p>Jeudi 9 septembre, 6h du matin. Après avoir dormi au CP2, je repars. Le temps est mauvais, gris, brouillard, je n’arrive pas me réchauffer. Une certaine routine s’installe. Quand je pars, je m’arrête systématiquement au premier endroit où je peux manger : boulangerie, café, peu importe car ici on ne sait jamais quand sera le prochain repas et c&rsquo;est encore plus vrai après le CP2. Merci Radio Cyclo pour l’info ! Les paysages somptueux en deviennent banals. C’est beau… Normal quoi ! La journée se passe sans encombre. Si tout va bien, c’est ma dernière grosse journée et demain, je retrouve l’écurie.<br />Autant au début de la course on voit du monde, que plus les jours passent, plus on est seul. Ce jour-là, je n’ai vu personne de la course, à se demander si on est sur la bonne trace.</p>
<p>Vendredi 10 septembre, 5h du matin. C’est la der !!! Il me reste 120kms et 2 000m de dénivelé positif. Je suis sur un nuage, je vais le faire…Famille, amis… Je reçois pleins de messages pour m’encourager dans cette dernière ligne droite. Je ne pensais pas qu’on me suivrait autant.<br />Les Wormes m’attendent d’arrache-pied à Anglet. Quand on voit ce qu’il me reste à faire, on se dit que c’est bon, que c’est dans la poche. Mais en réalité c’est dur, non pas sur le plan physique, mais sur le plan mental.<br />Je suis rincé, fatigué, je m’arrête souvent, je fais la tournée des bars. Arrivée à Sare, je m’arrête prendre mon traditionnel Coca + Perrier en terrasse. Je cligne des yeux 25 minutes. Quand je les ouvre, j’entends un chaleureux «ça va Thomas ?». Deux Race Angels qui était censés m’attendre vers la Rhune pour les photos, me voyant arrêté depuis un moment ont décidé de descendre pour voir si j’allais bien. Ils m’ont trouvé endormi en terrasse, ce sont installés à côté de moi, on pris un café et ont attendu que le crasseux au vélo dormant se réveille ! On discute un peu, on rigole et c’est reparti ! Je passe à côté du petit train de la Rhune, la corniche et le « <strong>Boursette mémorial</strong> ». Le long de l’océan est magique. St-Jean-de-Luz, et enfin Anglet. De la corniche à Anglet, je n’ai quasi pas arrêté de pleurer. La décharge émotionnelle est intense, voir violente. Moi qui pensais que cette épreuve allait être le<br />point d’orgue de ma vie, je me rends compte c’est juste une étape et le début de ma nouvelle vie.</p>
<p>        Je suis parti faire ce BikingMan le cœur rempli de haine, avec l’envie viscérale de prouver à tous ceux qui n’ont jamais cru en moi que j’en étais capable, capable de faire un truc exceptionnel qu’eux-mêmes n’auraient pas été capables de faire. C’était le côté obscur qui m’animait. Ce vendredi 10 septembre à 13h30 à Anglet, tout a disparu. J’ai tellement reçu de messages de soutien et même d’admiration de mes proches, d’amis de<br />longue date que je n’avais pas vu depuis une éternité et que seuls Facebook et Instagram nous donnent l’occasion de rester en contact, qu’en réalité, c’est eux qui m’ont porté durant cette course, sauf peut-être à Bagargui ! Se recentrer sur l’essentiel, vivre à fond ses passions, savoir qui compte réellement pour vous et les aimer, ces personnes, et se foutre des autres.<br />Voilà, c’était le récit d’un gars qui, il y a deux ans jour pour jour, faisait 120kgs et était perdu.<br />C’était le récit d’un gars qui, il y a un an jour pour jour, grimpait le premier col de sa vie à vélo.<br />C’était le récit d’un gars qui, il y a trois semaines est devenu un BikingMan.</p>

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		<title>Au coeur de l&#8217;aventure &#8211; Nico Faure</title>
		<link>https://bikingman.com/fr/au-coeur-de-laventure-nico-faure/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[David Styv]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 01 Jul 2021 09:10:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Academy-fr-Stage 2]]></category>
		<category><![CDATA[AcademyStage2]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[<div id="pulse-355" class="wpb_row vc_row pulse_row vc_row-fluid" ><div class="extra_pad prk_inner_block columns small-centered clearfix"><div class="pls_outer_row"><div class="row">
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			<p><em><strong>Nico Faure</strong>, 3e finisher du BikingMan Corsica 2021 et DNF malheureux sur l&rsquo;édition France, partage avec nous son expérience sur cette dernière épreuve, chère à son coeur puisque celle pour laquelle il avait concentré sa préparation, celle sur laquelle il désirait briller.</em><br /><em>Voici ses mots, son récit, au coeur de l&rsquo;aventure du BikingMan France:</strong></p>

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			<p>Difficile de retranscrire de manière brève mes sentiments sur cette première édition du BikingMan France. Je savais, avant d’arriver ici dans le sud de la France, qu’enchaîner en 10 jours deux courses d’ultra représentait en soit un challenge physique. Ce que j’ignorais par contre était que le défi était en réalité davantage mental. L’essence même de l’ultra est à mon sens l’acceptation de la souffrance, jusqu’à quel point tu es capable de repousser tes limites.</p>
<p>L’édition Corse, terminée sur le podium il y a dix jours de cela, fut réalisée tout en contrôle et dans une certaine tranquillité. Cela peut paraître surprenant à lire mais mon esprit était tourné vers la France. Tous mes efforts étaient soigneusement dosés: suffisamment rapide pour garder les concurrents à distance, pas trop vite pour économiser la mécanique. Une fois la course terminée, mon attention s’est tournée immédiatement vers la récupération, pas de temps à perdre. Passage rapide chez mon osthéo pour apaiser une inflammation au niveau de mon genou droit, massage, étirement, renforcement. L’aspect alimentation fut important afin d’accélérer la récupération musculaire et enfin, du repos, beaucoup de repos. C’est sur ce point que j’ai pêché. Les voyages forment la jeunesse, ils fatiguent aussi. La nuit complète de voyage deux jours avant la course a probablement laissé des traces. Donc le statut au départ de ce BikingMan France: les jambes vont bien, le genou est une interrogation et un déficit de sommeil peut s’avérer pénalisant en seconde partie de course.</p>
<p>Le départ de la course ne fait que confirmer mes doutes ou craintes, mon genou n’est pas au mieux, il va falloir serrer les dents. Comme dans tout départ de course, le rythme est élevé. Je décide, sans vraiment avoir le choix, de laisser filer. Je me retrouve rapidement entre deux groupes. La première ascension est pénible et je me pose déjà la question de l’abandon. Mon genou est douloureux et je n’arrive pas à trouver mon rythme. Impuissant, je laisse passer du monde. C’est quelque chose de mentalement difficile à accepter sur le coup car cela ne m’arrive que très rarement. Après seulement une grosse heure de course, l’émotion m’envahit déjà, j’ai déjà la sensation que je ne pourrai pas être acteur de cette course que j’avais placé en haut de mes priorités pour cette saison. La voiture de l’organisation se porte à ma hauteur pour recueillir mes premiers sentiments et le constat est sans appel: d’ordinaire très sûr de moi et de ma force, j’apparais alors résigné. « Sois patient, ça va revenir » sont les mots d’Axel. Je continue de laisser filer, échangeant avec les collègues au fil des rencontres sur la route puis je me trouve isolé. Je ne saurais pas précisément décrire ce qui se passe dans ma tête mais à l’approche d’une petite ascension les événements prennent une nouvelle tournure: je ne me reconnais pas dans cette posture de victime. Il est temps de serrer les dents et de faire parler les jambes. Je rentre alors dans ma zone, de nouveau sûr de ma force, je reprend le fil de ma course et fais taire ces voix internes déstabilisantes. Les gorges du Verdon sont en approche, mes chiffres de puissance commencent à ressembler à quelque chose et je commence à remonter un à un mes concurrents. S’en suit alors une course-poursuite de plus de 14h, alimentée par les pointages réguliers: 15ème, 10ème, 15 kilometres de retard sur la tête de course, 5ème, 3ème. La chaleur ou la difficulté du parcours n’ont pas d’emprises, je suis en contrôle. Le CP1 est en approche, je suis désormais en seconde position, chose inconcevable au bout de 10 kms de course. Il est 23h30, déjà 16h de selle pour 25 minutes de pause. Ma stratégie de départ voulait que je m’arrête me reposer avant de repartir à l’assaut du Ventoux à 2h du matin. J’en profite pour me restaurer, me doucher, massage du genou, étirement et petite sieste de 30 minutes. Il est temps de repartir, je suis alors en 4ème position.</p>
<p>Second tournant de la course.<br />L’orage gronde, la nuit est éclairée d’éclairs, le sommet du géant de Provence est plongé dans une épaisse couche de nuages. Les premiers coups de pédales ne présagent rien de bon. Mon genou s’est refroidit et la douleur est à nouveau vive, les premiers kilomètres d’ascension sont pénibles. Les éclairs sont désormais au dessus de ma tête, venant éclairer la forêt et refroidir mes ardeurs. Les premières gouttes se font sentir, rester sur la route n’est plus une option. Ayant repéré un abris quelques virages plus bas, je décide alors de rebrousser chemin et de m’abriter. La température baisse, je me calfeutre dans ma couverture de survie et me repose un peu. À 5h, il est l’heure de repartir. En 3h, j’ai donc couvert seulement 30 kms, la tête de course est désormais loin, une nouvelle course-poursuite s’annonce. Être dans cette position est plaisant, ça m’a plutôt réussi en première journée. Pourrais-je en faire de même en seconde journée? Les 11 kms restants d’ascension filent vite, il règne dans la forêt une atmosphère fraîche, le calme règne. Je m’applique à être le plus efficace possible sur le vélo malgré la douleur. Arrive alors le fameux chalet Reynard, j’aperçois quelques centaines de mètres plus loin un des concurrents, voilà mon lièvre pour les 6 kms restants. Une légère pluie nous accompagne, les nuages se déchirent dans la vallée pendant que les premiers rayons de soleil éclairent le sommet. Être sur ces pentes dans ces conditions est un privilège, je profite de chaque instant et arrive même à en oublier par moment la douleur. L’équipe nous attend au sommet, caméras et appareils photos en mains, nous échangeons quelques mots et c’est parti pour la descente. Rassuré par les chiffres (200W en moyenne sur la montée), j’attaque la descente avec prudence mais une relative confiance. Cette dernière va voler en éclat dès la premiere relance, comme un coup de poignard, la douleur vient d’atteindre un tout autre niveau. Je décide donc de me laisser glisser jusqu’à Malaucene. La descente me paraît alors interminable et la décision d’abandonner pour de bon revient à la surface. Dans mon esprit plusieurs sentiments se mélangent: de la frustration, de la colère, de la tristesse et du renoncement.</p>
<p>Arrivé à Malaucene, je me dirige vers la boulangerie, m’assoie à la terrasse, je suis en paix avec ma décision, j’arrête les frais. L’équipe d’Axel arrive, nous partageons un café et je prends le temps d’expliquer les raisons d’un abandon devenu inévitable. S’en suit un rapide coup de téléphone à ma femme pour lui faire part de ma décision. Pour elle, ma décision est encore trop hâtive, je dois continuer, elle me rappelle mes heures d’entraînement et ma remontée de la veille. Je ne veux plus entendre ces choses mais je me résous tout de même à de nouveau monter sur le vélo. Je suis alors en 7ème position avec 2-3 coureurs à portée de tir.</p>
<p>Je repars sans trop savoir pourquoi ni comment. Les kilomètres me paraissent infinis mais je m’accroche. Mon esprit est ailleurs, les jambes tournent péniblement, 200W se transforment en 120W. Dernier sursaut d’orgueil. Un cri fend le silence, je relance avec force, avale un gel caféiné et mets pour la première fois de la musique. Ai-je encore la force d’avoir mal? Deux heures complètes s’en suivent où je retrouve un semblant de rythme. La température ambiante se réchauffe, j’ai pour objectif d’aller chercher le CP2. À l’approche d’une première difficulté, le col de Perty, je m’arrête pour me dévêtir et remplir les gourdes. 5 minutes plus tard, alors que la route s’élève gentiment, sans savoir trop ni pourquoi ni comment, la lumière s’éteint de nouveau. Je me traîne péniblement sur les premières rampes avant de réussir de nouveau à hausser le tempo.</p>
<p>Une fois le sommet atteint, place à la descente, descente fatale.<br />Un instant de déconcentration m’envoie sur le bas côté, je parviens à garder le contrôle tant bien que mal mais la roue avant explose. Réparation complexe en vue. Après 20 minutes d’acharnement, la roue est remontée mais la coupure est trop importante et le pneu menace de s’ouvrir. Depuis le km 10, je me bats avec cette idée de jeter l’éponge, perturbé par cette douleur lancinante au genou. Voici l’ultime signe, ma course est terminée. Je m’assoie sur le bord de la route et me laisse un instant débordé par l’émotion. Cette course était ma priorité et je passe à côté. Je repense à ma longue rééducation post-blessure en octobre, aux innombrables heures passées sur le trainer, à tous ces efforts pour arriver au pic de ma forme. Avais-je ce qu’il faut pour gagner? Sur le papier, oui, sans l’ombre d’un doute. Maintenant la réalité du terrain est toute autre, je continue mon apprentissage de l’ultra. J’ai la sensation d’être enfin passé au révélateur. D’ordinaire toujours en contrôle j’ai dû me battre contre moi-même. Abandon confirmé, place désormais à la suite avec de nouvelles et belles certitudes. Les Alpes m’attendent mi-juillet avec le BikingMan X. Elles m’ont vu naître et grandir, elles m’inspirent et me donnent beaucoup de force.<br />Hâte de vous retrouver, chères montagnes.</p>

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